UNIVERSITE HASSAN II DE CASABLANCA

Jeunesse et émigration, pour un débat national

Le centre de recherche Links de la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales Aïn Chock de l’Université Hassan II, en partenariat avec l’association Oum Keltoum, ont organisé la 5ème édition de l’Université Populaire sous le thème : Jeunesse et émigration, pour un débat national. Cet événement a connu la participation de plusieurs personnalités du monde universitaire, socio économique et politique. Cet événement s’est tenu, le vendredi 19 avril 2019 au Complexe associatif Oum Keltoum, de Sidi Moumen.

« Les chiffres ne mentent pas, 92 % des jeunes marocains de moins de 25 ans seraient prêts à quitter le territoire national s’ils en avaient l’opportunité. Par ailleurs, environ 600 ingénieurs quittent le Maroc chaque année afin de trouver un niveau de vie qui leur sera bien plus favorable », suite à ce constat cette journée a pu réunir plusieurs spécialistes et personnalités pour en débattre. En effet M. Idriss Mansouri, ancien président de l’UH2C, M. Mohamed Berrada, Président de l’association Oum Keltoum, et M. Jean Luc Martinet l’ex-président de la chambre de commerce et d’industrie au Maroc étaient invités à la séance plénière de cette journée.

" Lorsque l’intérêt national coïncide la liberté personnelle, un jeune fait une analyse très simple en faisant le rapport coût avantage et il privilégie les offres le côté de l'imigration. C’est la raison pour laquelle il faut renforcer l'attractivité de l’Université à travers l’adéquation de la formation au développement " a déclaré M. Idriss Mansouri." Pour sa part M. Abdellatif KOMAT, Doyen de la FSJES AC dans son analyse de ce phénomène a déclaré : "Au Maroc nous sommes dans une situation de pré émergence et nous avons besoin de transformer structurellement notre économie qui a été basée pendant des décennies essentiellement sur des secteurs qui requièrent un travail non qualifié ou peu qualifié, et cela ne peut continuer. Aujourd'hui nous sommes dans une transition à travers le monde,  l'économie du savoir se développe. il est donc primordial de former des compétences et des cadres et les retenir. Si on n'arrive pas à les retenir on ne va pas pouvoir vivre cette transformation."

Parlant en terme de chiffres M. Mohammed Berrada a déclaré lors de son Editorial d'ouverture que la fuite des cerveaux touche plus de 600 ingénieur chaque année. La question est donc comment les fidéliser pour rester? La jeunesse marocaine ne manque certainement pas de réalisme ni de capacité d'analyse, ajoute-il. Grâce à sa participation active à la politique notre jeunesse va impulser de nouvelles stratégies susceptible de créer plus de croissance et c'est la croissance qui crée les emploies avec une meilleur répartition afin de dépasser le chômage et les inégalités qu'il engendre.

Plusieurs facteurs contribuent à l'émigration dont l'âge, le niveau social et le niveau des études affirme M. Faouzi Mourji professeur d'économétrie à la FSJES AC. Il rajoute  que l'un des aspects de l'émigration concerne les inégalités des chances revêtant l'insertion d'une part et les rémunérations d'autre part. Un autre aspect se rapporte à l'absence de la convergence des économies et la croissance s'accompagne d'une grave exacerbation des inégalités. Pour leurs part les ambassadeurs du Sénégal et du Burkina Faso ont confirmés que leurs conjonctures conduisant à l'émigration sont semblables à celles du Maroc et se rapportent principalement à l'insertion professionnelle.

Cette journée d'étude a donné également lieu à une série de débats et de tables rondes touchant au fond du sujet. Plusieurs recommandations ont été émises concernant des actions aussi bien sur le plan national  qu'international.

S. Communication

FARES Oum El Ghaït

PRÉSIDENCE DE L’UNIVERSITE HASSAN II DE CASABLANCA


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